En 1882 Friedrich Nietzsche déclarait “Dieu est mort”.

Il y aurait beaucoup de choses à dire à propos de cette citation, mais nous ne sommes pas là pour ça.

Ce qui est certain c’est que, vivant ou mort, Google a remplacé Dieu. Et cela a des conséquences concrètes sur notre vie et notre futur.

En 800 lorsque vous aviez des boutons suspects qui apparaissaient sur vos bras, vous en appeliez à dieu.

En 2020 vous allez sur doctissimo (pour apprendre que vous avez un cancer improbable alors qu’en fait c’est de l’eczéma).

Bref vous l’avez compris, Google est aujourd’hui celui vers qui on se tourne pour confier nos peurs, nos doutes, nos questions intimes et nos angoisses.

Parce que la réalité c’est que Google vous connaît mieux que votre conjoint votre famille ou vous-même.

Google est omnipotent. Il sait tout, il voit tout et concrètement c’est lui qui a le droit de vie et de mort sur votre business.

Il peut, du jour au lendemain, bloquer votre compte publicitaire ou pousser un changement d’algorithme qui va massacrer votre stratégie SEO.

 

Paranoïa ?

Un coup de fil, une réunion dans le bureau ovale, et le lendemain 8h, Huawei (numéro 3 mondial des smartphones) ne pouvait plus utiliser Gmail, Youtube, Google…

Alors évidemment l’exemple de Huawei reste exceptionnel. Mais cela crée un précédent qui nous montre qu’il est possible de se faire couper d’une plateforme du jour au lendemain. Et fermer les yeux face à la menace ne la fait pas disparaître pour autant.

 

 

Quelle stratégie marketing adopter alors ?

  • Le cas de Google est un exemple qui doit vous pousser à faire la liste des risques principaux et des dépendances qui pèsent sur votre business. Une fois cette liste établie, prenez les décisions nécessaires pour mitiger ces risques.
  • Si vous faites de la publicité sur Google, segmentez vos comptes Google Ads le plus possible. Emails différents pour chaque compte, CB différentes, entités juridiques séparées. L’objectif est que si un de vos comptes saute, vos autres comptes ne soient pas bannis dans la foulée.
  • Abonnez-vous aux feeds Twitter de quelques gurus du SEO comme @Neilpatel ou @backlinko pour rester toujours au courant des bonnes pratiques et avoir un coup d’avance. Car ce qui est autorisé aujourd’hui ne le sera pas forcément demain. Et lorsque votre compte publicitaire va sauter, ou que votre ranking SEO va dégringoler à cause de mauvaises pratiques, dire que vous n’étiez pas au courant ne sera pas une excuse.
  • Mettez en place des bonnes pratiques compliances au sein de votre entreprise pour éviter toute tentation de franchir la ligne rouge. Et si vous avez un doute sur un contenu que vous allez push, faites-vous relire par quelqu’un d’autre.
  • Diversifiez vos outils.
    • Exemple : si vous faites de la publicité, ne dépendez pas d’une seule plateforme pour obtenir du trafic ! Des dizaines de régies publicitaires différentes existent, répartissez le risque !

Google, c’est 80% du trafic mondial des recherches.

Pas besoin d’expliquer à quel point c’est important.

Alors faites comme moi et commencez vos semaines par réciter un petit “je vous salue Google” histoire de mettre toutes les chances de votre côté ! 😉